Alibi irréfutable
Comme je vis à deux pas du Parlement de Bretagne, j’adore aller y assister à des procès. Observer l’activité du pouvoir judiciaire, représente ma seule sortie de la semaine. Cette distraction concentre les avantages, d’être une épargne non négligeable de manne financière et de pousser mon civisme au maximum. Cependant le principal interêt des tribuneaux, est d’offrir un spectacle théatral gratuit. Entre réquisitoires péremptoires du Procureur, et défense passionée des avocats, on assiste à de véritables one man show. Tous dignes de A few good men ou du génialisime 12 angry men.
Si les procès les plus passionants se déroulent aux Assises, les plus désopilants ont lieu en comparution immédiate (y sont déferés les flagrants délits).
La pluparts des prévenus sont sans avocats, et assurent donc leur défense seul. Parmi eux deux catégories se dégagent: ceux qui assument et avouent, et ceux qui nient et dénient encore.
Hélas, cette manie perpetuelle de renier le moindre fait, conjuguée à une dialectique bien souvent hésitante, laisse peu de place à la crédibilité.
Le crédule juge est bien rodé, et il en faut souvent beaucoup pour fourvoyer, ce vieux loups des Parquets.
Bravant la difficulté, c’est ce que s’appliquent à faire avec gloire, certains délinquants.
Exemple ce matin même, où je reviens du Tribunal
Le suspect, Mr Bidule, est accusé de vol. Alertée par des riverains, la police arrête Mr Bidule devant une voiture, vitre brisée, avec un tournevis dans la main, et un autoradio fils pendants dans l’autre main.
Maître Juge, sur sa chaire perchée, tenait en sa main une accusation. Maître Voleur, par la peine effrayée, lui tint à peu près ce langage.
Le prévenu: Je me promenais, en marchant vite sur le trotoir, et j’ai dérapé. J’ai voulu me rattrapé mais dans ma chute, j’ai éclaté la vitre de la voiture garée sur le coté. Je voulais laissé un mot sur le pare-brise pour le proprietaire, mais je n’avais pas de crayons. Je devais aller en acheter un. Mais j’avais remarqué que l’autoradio était tout neuf, alors pour ne pas qu’on le vole comme la vitre était cassée, je l’ai démonté. Je l’aurai remonté une fois que j’aurai été de retour avec le crayon.
Le juge: Vous vous promenez souvent avec un tournevis sur vous Mr Bidule?
Le prévenu: Non. Mais, j’allais réparer l’évier d’un ami.
Le juge: Pensez vous qu’un tel concours de circonstances arrive souvent?
Le prévenu (confiant): Non, ça doit être rare.
Le juge : Vos 12 condamnations précédentes pour vols étaient, elles aussi sans doute le fruit d’un tel hasard.
Le prévenu: …
Le juge: Franchement, voler des autoradios à votre âge… (Le gus était quinquagénaire)
Le prévenu: Je n’ai pas volé, je le protègeais.
Le juge: Eh bien, je vais vous protèger de comettre de tels incidents durant les 2 prochains mois à venir.
Assez amusé j’étais. Tout comme je l’étais ce matin encore, lorsque l’accusé a avoué en bloc. Autre affaire, autres moeurs.
Mr Ivrogne est poursuivi pour avoir été controlé en état d’ébriété au volant.
Le juge: Qu’aviez-vous donc bu pour vous retrouver saoul dès l’aurore?
Le prévenu: J’avais bu une quinzaine de bières.
Le juge: Pourquoi avoir bu 15 bières en sachant que vous alliez conduire après?
Le prévenu: J’avais soif.
Plus sincère, introuvable.
Un commentaire »
Laisser un commentaire
-
Archives
- mai 2008 (3)
- août 2007 (3)
- juillet 2007 (6)
- juin 2007 (21)
- mai 2007 (12)
- avril 2007 (13)
- mars 2007 (10)
-
Catégories
-
RSS
Entrées RSS
Syndication RSS





Tout simplement morte de rire!!!!!
Je suis trop blasée y a pas de tribunaux a Guémené :s
y a quand meme un cinéma mais limite les proces ça a l’aire plus drole!!!