Etendons la!
Je kiffe la démocratie, plus que toutes les autres entités crées par l’Homme. L’adoration divine que je porte à cet idéal, ne m’obstrue cependant pas l’esprit lorsqu’il s’agit d’étendre le saint model à travers le monde.
J’ai toujours été un fervent défenseur du droit universel des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est pourquoi, il est des plus torturant pour un gus de mon espèce, de se poser la question de savoir si nous agissons en concordance avec nos valeurs, lorsque nous voulons étendre la démocratie à des régions comme le Moyen-Orient ou l’Asie. Malgré celà, et ma remise en question permanente, force est de constater que la vision politique et morale du sujet, milite sans conteste pour la propagation à travers le monde de notre model.
Notre système a prouvé au fil des siècles sa fiabilité. Nous ne pouvons que constater qu’il est le seul à avoir apporté prosperité à la nation qui l’a adopté. Il demeure qui plus est, un modèle de stabilité politique que nul autre système ne peut garantir. Il se révèle également comme étant celui de l’exaltation de la personne en tant qu’individu. Ainsi chaque homme peut prétendre participer à la vie politique de son pays ou de sa communauté. Tout d’abord par le vote, mais aussi par le militantisme ou l’engagement associatif. A comparaître d’un systeme politique, qui embrasse la majorité des droits individuels, au profit de l’Etat ou de la communauté; notre système accrédite l’assurance que chaque citoyen agit avant toute chose pour son bien propre. La poursuite du bonheur parait difficilement crédible quand le rapport individuel de la personne est systematiquement gommé en faveur de l’interêt étatique, ou pire, à son profit le plus total. Chaque citoyen en démocratie détient une part de la souveraineté nationale, assurant de fait une égalité théoriquement totale devant l’Etat. Si l’interêt privé du citoyen est défendu en démocratie, il ne doit pas surpasser celui de l’interêt général. Un tel principe assure un balancement équitable entre l’homme en tant que sujet, et la chose publique, regroupant le reste de la communauté.
Démocratie et liberté sont deux concepts irréfragables. C’est sur point, que la démocratie fonde toute sa force. Comme beaucoup, je crois profondément que l’Homme nait naturellement libre; de ce fait il va irrémédiablement tendre vers le système politique, qui lui assure cette liberté naturelle. Néanmoins, certaines personnes avancent que la démocratie exige des traditions démocratique afin de perdurer. Comment est-il envisageable de mettre en place une tradition démocratique, autremment qu’en la pratiquant? Les gens de mauvaise foie, répondent, que dans le monde occidental, la démocratie a pu se developpée à partir d’idées issues de l’antiquité classique. Or, la tradition occidentale contient des éléments disparates. Les premières bribes de démocratie dans l’histoire de l’homme moderne, remontent à la Grèce antique, mais à cette époque, il était également de coutume d’approuver l’esclavage. La démocratie contemporaine tire une partie de ses composants de la tradition antique mais en rejette d’autres. De même, toute les civilisations du monde et par tous temps, contiennent des élements libéraux, que l’on retrouve dans une démocratie. Il en est de sorte, dans le bouddhisme, le catholicisme, le confucianisme, l’islamisme ou encore le courant indi antique. On peut ainsi tout a fait puiser une forme culturelle commune, qui emmenerait la démocratie dans une societé non occidentale.
Ceci montre que l’idée d’une démocratie universelle est plausible, mais est-elle souhaitable? Bien sûr! En premier lieu, celà aboutirai sur un monde plus sur. Les démocraties ne se font la guerre. Sur le sujet, un chercheur – dont j’ai oublié honteusement le nom – a constaté, que cette règle constitue “pratiquement une loi empirique des relations internationales”. On parle, et on paragraphe, pour savoir si les démocraties sont pacifiques de manière globale, ou uniquement envers chacunes d’entre elles. Celà n’a pas trop d’importance, car de toute façon, si le nombre des démocraties dans le monde est croissant, irrémédiablement celui des conflits plongera. Les rares cas, qui font démentir, cette loi, datent du 19eme siècle, époque à laquelle, où le terme “démocratie” était loin d’être celui que nous connaissons aujourd’hui. En plus de cette “pax democratica”, une certaine prosperité mondiale verra le jour. Qui peut affirmer qu’une démocratie a déjà subi famine ou calamité? Les pénuries alimentaires sont prévisibles. Un systeme politique inhérent à la démocratie, a des pouvoirs publics qui sont alertés lorsque des situations de famine aparaissent et ils mettent en action des fonctionnements, pour parer a une réelle catastrophe humanitaire.
L’unes des affirmations qui vient contrer ce désir de mondialisation démocratique, énonce qu’Islam et démocratie ne sont pas compatibles. Chose effarement inexacte. Il n’est pas niable, qu’il y a un soucis de conceptualisation de la démocratie dans les régimes arabes. L’explication d’une telle complication ne réside pas dans le parallèle simpliste que l’on pourrait établir entre l’influence néfaste, qu’exercerait l’Islam, sur l’établissement d’une societé civile libre. On ommet régulierement, que les pays arabes ne représentent qu’une fraction des régimes musulmans dans le monde. En analysant les pratiques démocratiques dans beaucoup de pays musulmans, il est flagrant de constater, que nombre d’entre eux, pourraient se targuer d’être bien plus démocratiques que certains pays européens. La Turquie est la preuve incontestable que le développement démocratique est compatible avec un islam modéré. A ce titre, elle devrait servir de phare au reste du monde musulman. De plus à l’interieur des pays membres de la Ligue arabe, on voit germer et s’épanouir, les valeurs de la démocratie: c’est le cas de nation comme le Bahreïn, du Yémen, du Liban ou de la Jordanie. L’Indonésie, pays musulman, est bien plus démocratique que la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam ou les Philippines. Les pays africains comme le Mali ou le Sénégal, musulmans eux-aussi, sont bien plus libres que le Bangladesh ou la République centrafricaine. Si le Pakistan musulman, est moins démocratique que l’Inde, il doit être souligner qu’il y a plus de musulmans indiens qu’au Pakistan. N’oublions surtout pas que des millions de musulmans vivent en societé occidentale. Malgré le tapage médiatique mettant en avant une faible minorité récalcitrante aux lois de la république, une immense majorité des musulmans européens ou américains vivent en parfaite adéquation avec la démocratie. Contribuant d’ailleurs, à la richesse culturelle, prouvant encore un peu plus, que chaque Homme a ancré en lui la fibre démocratique. Ces quelques exemples démontrent clairement, qu’Islam, religion de paix et tolérance, n’est en aucun cas un obstacle à la démocratie.
Le guerre en Irak, est loin d’être un clash de civilisation entre Occident et Islam. Ce conflit se situe dans le sillage de la volonté, de contenir l’avancée de l’islamo-fascisme au sein du monde musulman, et de promouvoir un Islam libre dans la perspective d’expansion de la démocratie dans le Moyen-Orient. Prétendre que les régimes totalitaires sont présents de fait, et que si la démocratie doit se développer d’elle-même; c’est la population du régime en question qui le fera, constitue, outre une affirmation intangible, une incitation explicite à l’inaction, légitimant la passivité face aux violations des droits de l’homme et le renflouement de l’universalité des principes libéraux. Dans le monde entier, il est arrivé à plusieurs reprises que des peuples vivant sous un régime totalitaire obtiennent un jour le droit d’exprimer leur volonté; ils n’ont jamais justifié leur oppresseurs. Ce genre de phénomène a generalement lieu, lorsque sous des pressions internationales, des dictateurs, en organisant des élections favorables, souhaitent justifier leur souveraineté. De fait, on remarque que le dévelopement démocratique d’une nation, peut-être, ou doit être, enclencher par une puissance extérieure. En atteste le succès des interventions en Afghanistan et en Irak, où malgré le risque important d’attentat contre les bureaux de vote, la population a massivement voté. Prouvant que si, à juste titre la population irakienne était en faveur du retrait des troupes américaines, elle approuvait l’implantation de la démocratie dans son pays. On ne peut pas se prévaloir de la qualité de démocrate, si on accepte qu’une partie de l’humanité reste prisonnière du despotisme. Parceque la démocratie est universelle, son processus de dévelopement doit être favorisé. Quand un homme est esclave, l’humanité n’est pas libre.
Le dilemme n’est pas non plus de savoir si le monde souhaite d’une démocratie fondue dans le creuset occidental. Suite à la seconde guerre mondiale, les alliés en apportant la démocratie au Japon, ont tenté d’imposer un système fédéral semblale à celui pratiqué aux Etats-Unis. Le projet a été rapidement abandonné, tant la coutume japonaise était étrangère à un tel système. Tous les régimes démocratiques du monde possède une singularité propre. Aucune forme institutionnelle ne peut être considerée comme celle garantissant le mieux la démocratie -même si en mon fort intérieur le model U.S. me semble le plus abouti-. Parlement bicameral ou monocaméral, gouvernement centralisé ou federal, représentation proportionnelle ou majoritaire, tous les outils sont bons, tant que le composite démocratique initial est respecté; a savoir respect des libertés fondamentales, pluralisme politique etc. Nous possèdons tous une histoire nationale différente, ce qui résulte automatiquement sur une expérience politique et une apréhension de la démocratie differente.
Très nombreux sont les arguments qui favorisent l’expansion de la démocratie. Mais pour un gus comme moi, peut-être car j’ai été influensé par une tradition anglo-saxone la principale raison à une telle expansion n’est pas pratique. Les individus ne prennent pas toujours de bonnes décisions dans leur vie privée. Néanmoins, je pense qu’il vaut mieux qu’ils soient libres de prendre leurs propres décisions et de se tromper, plutôt que d’être contrôlés par d’autres. Il en est de même, de mon point de vue, dans le domaine public. Prouver que j’ai raison n’est pas possible. Ce n’est pas une hypothèse démontrable, c’est une question de principe fondamental. Celà étant, à en juger d’après l’expansion de la démocratie dans le monde, je partage ce principe avec bon nombre de gus venant d’horizons considérablement different du mien.
Tocqueville nous parlait d’une grande marche vers l’égalité. Il écrivait, qu’au cours de l’histoire de l’humanité, les hommes n’avaient cessé d’être plus égaux les uns envers les autres. Je ne sais pas ce qu’il dirait aujourd’hui face à l’inégale répartition des richesses dans le monde. Quoiqu’il en soit on ne peut pas dire qu’il s’était trompé, lorsqu’il affirmait que sur le plan de l’égalité politique, les Etats-Unis d’Amérique, allait insuffler au reste de l’humanité un model incontestable de vérité, garantissant au plus grand nombre le respect de la liberté. Je ne dis pas tant celà, pour promouvoir l’action des Etats-Unis et par extension de l’Europe dans le monde. Je veux seulement m’opposer à ceux, qui prétendent, que l’universalité démocratique n’est pas possible. Bien au contraire. Si mondialisation et libéralisme vont de paires, c’est car l’universalité de la démocratie et liberté ne peuvent pas être séparées. Un marché mondial et une démocratie universelle, quoi de plus normal pour une humanité commune?






En deux mots, Bravo, une ecriture que l’on pourrait trouver dans un livre et tu n’est qu’en licence première année, je n’ose même pas imaginer le développement d’ici quelques années. Le deuxième mot serait un petit mais car je suis presque entièrement d’accord avec tes idées si bien exposées mais bon tout n’est que question d’opinion je suppose, on en reparlera :p
L’idée d’un marché mondial ne fait pas que des émules ^^
merci en tout cas :- )